Compléter la Francilienne à l'ouest de Paris.
Établir une liaison entre Orgeval et Méry-sur-Oise via Cergy Pontoise.
Relier l'ensemble des villes nouvelles.
Le
projet de l'autoroute A 104 est plus que quarantenaire. C'est en effet en 1965
qu'a été inscrit au schéma directeur de la région de Paris un projet de
liaison entre Orgeval et Méry-sur-Oise en passant par la future ville nouvelle
de Cergy-Pontoise. Le décret de 1976 approuvant le schéma directeur de la région
Ile-de-France a confirmé cette inscription et le Comité interministériel d'aménagement
du territoire d'avril 1987 a fait de cet ouvrage un objectif prioritaire destiné
à améliorer les circulations locales et régionales. Les études ont alors été
lancées.
En
1989, le Plan d'urgence pour l’Ile-de-france a prévu le démarrage immédiat
du projet. Le processus s'accélérait donc et paraissait évoluer vers une
concrétisation ardemment souhaitée par une grande majorité d'habitants,
d'usagers locaux et d'entreprises. Les premiers, habitants et usagers locaux,
voyaient dans le futur ouvrage une réalisation qui permettrait de ramener à
des valeurs normales les trafics et les nuisances sur des sites qui ont été
progressivement asphyxiés par l'urbanisation et le développement économique
accélérés. Depuis cette époque, les points noirs aussi bien dans le département
des Yvelines que dans celui du Val-d’Oise, n’ont fait que se multiplier avec
la croissance du trafic (Poissy et son pont, Saint-Germain-en-Laye, Saint Ouen
l’Aumône, échangeur A15/D184, Eragny..)
Si
la liaison Cergy-Pontoise – Roissy a été grandement améliorée par la réalisation
de la Francilienne, hormis le point noir de la Croix Verte, les entreprises,
pour leur part, espéraient pouvoir enfin bénéficier d'un temps raisonnable
d'accès aux autres pôles d'activité de la région et aux grands équipements
collectifs desservis par la Francilienne. Les aéroports, gares d'interconnexion
TGV, autoroutes, GARONOR, Saint Quentin en Yvelines, etc... deviendraient
accessibles sans que l'usager n'ait à venir grossir le flux de circulation de A
86 ou du boulevard périphérique parisien, eux-mêmes sursaturés. L'intensité
de la circulation évoluera inexorablement en Ile-de-France dans les années à
venir. Si les déplacements sur Paris et de Paris vers la couronne parisienne
resteront stables ou n'augmenteront que modérément, ceux de couronne à couronne exploseront dans les prochaines années pour
représenter en 2015 les trois quarts des déplacements totaux, quoiqu’en
dise certains. La voiture individuelle sera alors utilisée par 80 % des
usagers pour ce type de déplacement. La réalisation de la Francilienne en
reliant les principaux pôles de la Couronne devrait accueillir une grande part
de la demande nouvelle en préservant la fluidité de la circulation sur les
voies locales et le bien être de leurs riverains.
Ce
bouclage devient une nécessité économique de première importance pour le département
du Val-d’Oise.
Au
premier semestre 2006 cinq tracés ont été proposés au cours du Débat
Public. A l’automne 2006, Monsieur Dominique Perben Ministre des transports a
finalement retenu le tracé vert. En effet le débat public a montré que seul
un tracé passant au Sud Est de Cergy Pontoise aurait une réelle efficacité
permettant de desservir les zones d’activité actuelles ou en projet tout en
préservant les zones naturelles sensibles, En outre le projet de plate-forme
multimodale d’Achères mérite d’être desservi par une infrastructure routière
bien adaptée.
Le tracé vert :
-Longueur
22 km. Coût 1,8 milliard d’euros.
-Dessert
plusieurs agglomérations et pôles d’urbanisation : Pierrelaye,
Saint-Ouen-l’Aumône, Eragny-sur-Oise, Conflans-Sainte-Honorine, Achères,
Carrières-sous-Poissy et Poissy.
-Supporte
un trafic moyen journalier de 104 300 unités véhicules particuliers.
-Dessert
divers pôles d’activités : Béthunes et Liesse à Saint-Ouen-l’Aumône,
Cergy-Pontoise, Bellevues à Eragny-sur-Oise, Boutries à
Conflans-Sainte-Honorine, la Croix d’Achères à Achères, ceux de la plaine
de Carrières, dont les usines Peugeot situées des deux côtés de la Seine, le
techno-parc de Poissy et la future plate-forme d’Achères.
-Soulage
efficacement le réseau autoroutier francilien (A86, A1, A14, A15, A13 entre
Rocquencourt et le périphérique), et réduit considérablement le trafic de la
RN184.
-Fait
baisser le risque individuel moyen de sécurité routière de plus de 5%.
Le
débat public a en outre mis en évidence l’intérêt de compléter les
protections envisagées avant le débat :
D’étudier
les mesures de protection adaptées au droit du lotissement des Grouettes à
Pierrelaye, du lotissement des buttes blanches à Herblay, du quartier des Grésillons
à Carrières sous Poissy, de l’Ile des Migneaux et du quartier de la Coudraie
à Poissy.
De
réaliser la plus grande partie de la traversée de Conflans-Sainte-Honorine en
tranchée couverte,
D’avoir
recours à une traversée sous fluviale entre Achères et Andrésy qui permettra
d’assurer la protection du quartier des Garennes à Andrésy et des
habitations des plantes à Achères.
Le
ministère souhaite que les études d’avant projet sommaire soient réalisées
avec les collectivités locales, les associations et le public pour préciser :
-Les caractéristiques
du projet ;
-Les points
d’échange entre la francilienne et le réseau secondaire de voiries, en
particulier leur nombre, leurs fonctionnalités, leur emplacement ;
-Les modalités
précises de protection des populations et des milieux naturels.
Enfin
compte tenu des avis exprimés lors du débat public, un financement par le péage
n’est pas retenu pour des raisons d’égalité de traitement des usagers et
d’efficacité de la nouvelle infrastructure.
L’ARDIES
95 depuis sa création, a alerté les pouvoirs publiques sur l’importance de
la réalisation de cette infrastructure. La liaison Cergy-Pontoise, St Quentin
en Yvelines via Saint Germain-en-Laye par la RN184 est devenue très difficile
par l’engorgement du trafic automobile. En outre, la décision prise par l’Etat
de créer une opération de développement fluvial Seine-Aval d’intérêt
national implique le bouclage au plus vite de ce barreau manquant à la
Francilienne.
L’ARDIES
95 ne peut que se féliciter de la prise de position du ministère et de l’état
qui ont pris conscience de l’enjeu économique sur l’activité des
entreprises et donc de l’emploi. Le tracé retenu avec toutes ses améliorations
devrait emporter l’adhésion des élus et mettre fin à la situation intolérable
des riverains de la RN 184
L’ARDIES
95 a aussi été entendue sur le problème du péage qui aurait pénalisé les
entreprises du val d’Oise et leurs salariés.
Elle
souligne cependant que ce bouclage ne peut s’arrêter à Orgeval et qu’il
conviendra d’étudier un prolongement jusqu’à Saint Quentin en Yvelines.
Restera le
plus difficile : le financement. Cette infrastructure ne pourra pas se
faire sans le concours de toutes les collectivités concernées.